papillon

À partir de l’état actuel des connaissances, nous pouvons affirmer que la vie se constitue sur une forme d’énergie vibratoire (tout est vibration, tout est énergie), émergeant d’une pulsion abstraite, illimitée et permanente de l’univers.

Absolument toute chose proviendrait de la même énergie originelle que nous pourrions définir par l’idée d’une source demeurant, en elle-même, insaisissable et indéfinissable en tant qu’origine (conscience) de toute chose et qui se manifesterait par les phénomènes physiques.

Cette énergie, considérée en tant qu’essence de toute chose, représente l’effort d’une impulsion symbolisée par le « vouloir vivre » fondamental en dehors de tout principe de raison et de causalité (la source de la vie est méconnue donc considérée comme prodigieuse).

Par conséquent, l’existence est sans raison, sans cause, sans temporalité, dans un espace ne semblant être le fruit de la conscience.

Lorsque l’individu se considère lui-même comme un phénomène physique : « je suis fait de chair et d’os », il se voit réduit à évoluer dans la dimension de la matière et des phénomènes qu’il interprète par sa petite vue en ignorant son principe énergétique fondamental.

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Nous serions ainsi une pensée dans la conscience de la source qui se concrétiserait particulièrement au travers de l’individu de diverses manières en fonction des vécus et des personnalités.

L’Homme serait-il l’une des créations fantasmatiques de cette source qui rêverait de lui ?

La conscience humaine serait-elle l’expérience de la source qui pourrait tant s’ennuyer qu’elle aurait créé son propre inconscient se manifestant dans la forme humaine au travers de l’imaginaire et de l’art dont la capacité à pouvoir représenter la beauté du monde découvre l’essence des choses ?

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L’être humain incarné dans la réalité de la matière émerge alors du grand tout originel pour expérimenter l’individualité au travers de la dualité (conscience – matière).

Comme la pensée procède de l’idéalisme (espace d’idées et d’intentions), la conscience existe donc uniquement au travers de la concrétisation des pensées et des actions de projection qu’elle réalise pour l’atteindre.

Si la conscience de l’homme doit tendre à l’omni conscience (conscience universelle), la difficulté dans sa tentative d’universalité se situe dans son entêtement cartésien de la matérialité qui l’obscurcit, la complique et la limite.